No 1 (1987) : Métaphysique et politique, Guénon et Evola. Le modèle traditionnel, privilégiant la méditation chez l’un, l’action chez l’autre, comme réponse à l’impasse de la civilisation occidentale, l’ésotérisme comme réponse à la modernité.
No 2 (1988) : Doctrines de la race et tradition. Analyse de la dérive des sens spirituels, religieux et culturels de la notion dans l’Europe contemporaine : de l’antijudaïsme à l’antisémitisme.
No 3 (1989) : Gnostiques et mystiques autour de la Révolution française. Événement fondateur de la modernité politique, la Révolution a inspiré tout au long du XIXe siècle prophètes, illuminés et voyants des temps nouveaux, donnant le sens caché de l’histoire ou détenteurs du secret de sa fin.
No 4 (1990) : Maçonnerie et antimaçonnisme, de l’énigme à la dénonciation. Approche conjointe à partir de documents, la plupart du temps inédits, du caractère secret de l’Ordre, à travers ses origines, le serment… et de sa dénonciation comme complot contre l’Église et la société du XVIIIe siècle à nos jours.
No 5 (1991) : Secret, initiations et sociétés modernes. Le secret qui ne devait pas survivre à la démocratie est omniprésent dans la vie moderne et touche au plus profond, au-delà des formes culturelles et religieuses, à la nature même du lien qui unit les hommes. Ce numéro met en lumière les multiples facettes d’un phénomène essentiel pour comprendre notre temps.
No 6 (1992) : Le complot. Dans tout secret non partagé, le soupçon de complot s’insinue et la complexité des sociétés modernes a rendu la communication malaisée au point de dissocier son principe de l’objet et des personnes avec qui échanger. À l’idéologie du « tout communicable » correspond « la haine du secret » et l’interprétation en terme de complot des échecs et des difficultés de la modernité. Bien des chemins s’offrent à ce type d’exégèse : de la réflexion conspirationniste politique et religieuse contre les jésuites, les francs-maçons, les mormons, les sectes, à une réflexion métaphysique sur le mal dans l’histoire (curieusement absente des préoccupations des historiens comme des sociologues) ; initiation et contre-initiation. Ce sixième cahier s’est arrêté au croisement des fils où la logique de l’histoire s’enchaîne à la trame du complot.
No 7 (1993) : Les postérités de la théosophie, du Théosophisme au New Age. Quels liens entre les spéculations de théologie ésotérique de Jacob Boehme, les théories de laSociété théosophique de Mme Blavatsky au XIXe siècle et les affirmations contemporaines sur l’imminence de la venue de l’ère du Verseau ? L’analyse séparée des mutations du sentiment religieux, de l’évolution des conceptions métaphysiques qui sous-tendent les sciences et de l’histoire des doctrines ésotériques est incapable d’apprécier la nature des ruptures et de repérer d’éventuelles continuités. La notion de théosophie, dans ses multiples sens, à travers des continents spirituels en apparence étrangers les uns aux autres, a servi de fil conducteur à cette septième livraison de Politica hermetica.
No 8 (1994) : Prophétisme et Politique. L’objet de cette huitième livraison est d’analyser à travers l’évolution du discours prophétique au cours des âges, à travers les changements de statut du prophète également, leur capacité à articuler des sens, à inspirer des politiques. Elle rassemble, autour de l’exposé inaugural d’André Vauchez sur le prophétisme médiéval, des textes d’exégètes bibliques, d’historiens, de philosophes, illustrant les notions de plénitude, d’achèvement des temps, porteurs de « rois cachés, de papes cachés », pourquoi pas de dieux cachés. Le temps prophétique garde un pied dans le temps historique, et risque l’autre dans la mystique et l’ésotérique.
No 9 (1995) : Ésotérisme et socialisme. Trois ans à peine séparent l’apparition des deux mots, 1828/1831, et leurs destins demeurèrent longtemps liés. Le socialiste Pierre Leroux utilisa le premier longuement dans L’Humanité (1840) et les occultistes Belle Epoque, comme les nouveaux théosophes, se disaient volontiers socialistes. Mais les remises en ordre, venues du marxisme pour les uns, des Églises institutionnelles pour les autres, renvoyèrent ces utopies à ce qui pouvait paraître comme leur lieu d’origine : l’imaginaire. Ce neuvième numéro s’est attaché à reconstituer la communauté du patrimoine et redessiner des frontières.
No 10 (1996) : L’Histoire cachée — entre histoire révélée et histoire critique. Les faits perdent leur consistance sous le regard froid de l’analyse critique et les événements se bousculent en mal de sens, devenus aussi énigmatiques que les révélations trop fragmentaires, des dieux retournés au silence. Cronos dévore sans fin ses enfants, quel que soit « le lieu d’où ils parlent » ou la façon dont ils ont été « instrumentalisés », selon le jargon en usage. L’historien joue à cache-cache pour saisir un objet qui tour à tour se montre et se dérobe, il court de-ci poussé par sa raison et de-là par son intuition des figures et des symboles. Il n’est de vérités que revoilées. Ce dixième numéro s’attache à éclairer la route qui a mené des théories figuristes de l’histoire à la fin du XVIIIe siècle aux thèses complotistes de l’histoire secrète contemporaine.
No 11 (1997) : Pouvoir du symbole. Pouvoir du symbole, symboles du pouvoir ; entre la marque de la connaissance et l’aliment de la rumeur, le champ du symbolique s’étend indéfiniment, se perd dans les détours de la pensée propre à chaque culture. Ce numéro s’est attaché à clarifier l’usage fait du symbole dans la pensée ésotérique, en délimitant des frontières d’une part, en analysant sa mise en œuvre de l’autre, depuis le XVIIIe siècle. La question de la symbolique maçonnique a été abordée notamment en rapport avec l’évolution du religieux dans les sociétés occidentales. La force de l’imaginaire symbolique, après cinq siècles de rationalité scientifique, demeure entière et sa maîtrise un enjeu de taille.
No 12 (1998) : Les contrées secrètes. [Falta]
No 13 (1999) : Les langues secrètes. Écritures ou langues ? Langues puis écritures ? Langues sans écritures ? Voire écriture sans langue ; le labyrinthe comporte une difficulté supplémentaire avec ses doubles entrées : côté secret des dieux, côté cryptage des hommes ou bien encore, côté Babel et côté Pentecôte. L’invention de l’écriture ou la recherche à travers les signes gravés d’une langue primordiale sont des moments privilégiés dans l’approche de la question essentielle et toujours irrésolue de la nature de la science. De la Mésopotamie à l’Égypte médiévale en passant par la Renaissance et les sociétés secrètes du xixe siècle, ce numéro chemine dans le labyrinthe en s’efforçant de suivre le fil de la critique…
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